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Tables-rondes du TFMAC animées par les membres des clubs
Marco et Héloïse, membres du Book Club et du Musique Club du pass Culture ont eu le privilège d’animer deux tables-rondes lors de notre dernier Temps fort Métiers des arts et de la culture.
Les deux tables-rondes ont eu lieu le 7 février à la Gaîté Lyrique et portaient sur les sujets suivants :
- “Comment le numérique transforme-t-il les métiers des arts et de la culture ?” avec Mathis Grosos, Wladimir Pandolfo, et Mélanie Toubeau
- “Comment faire entendre sa voix quand on débute dans l’art ?” avec Amandine Nana, Anaïs MVA, Line Papin, et Piche
Marco "Le numérique a-t-il bouleversé les métiers des arts et de la culture ? C’était tout l’objet de ce temps, visant à décrypter avec trois invités, ce qu’a permis mais aussi ce qu’a influé le numérique et nos usages sur ces métiers. C’était un réel plaisir d’y prendre part et de découvrir comment s’organise et s’articule une conférence !"
Héloïse :
J'ai adoré réaliser cet entretien avec 4 artistes incroyables. C'était passionnant de découvrir le métier de journaliste en créant les questions, puis en les posant. C'était une super expérience et j'ai pu découvrir cet univers que je ne connaissais pas trop.
Merci encore pour l'opportunité


Les membres du Book Club ont eu l’opportunité d’échanger avec le bédéaste Yan Le Pon après avoir lu en amont sa bande-dessinée “L’escadron bleu”.
Pour Selma :
"Nous avons pu, avec d’autres membres du Book Club, échanger avec l’illustrateur de la bande dessinée « L’Escadron bleu, 1945 », Yann Le Pon. Il nous a détaillé son parcours professionnel, ou comment, en passant de la publicité à l’animation, on se retrouve dessinateur de BD.
C’était également très intéressant de découvrir son processus pour ce livre de 130 planches, long processus de trois ans, dont il sortit une bande dessinée uniquement en noir et blanc et une bande dessinée colorisée (par une collègue), qui, bien que racontant la même histoire, ne présente pas les évènements dans le même ordre et n’offre donc pas la même expérience de lecture.
Très motivé par son travail, l’auteur a aussi décrit pour quelle raison il s’était lancé dans ce projet, insistant bien sûr que le milieu de l’édition n’était pas un milieu facile et qu’au final, on ne fait pas tant des livres pour l’argent que pour raconter des histoires.Merci, en tout cas, au Book Club, pour ces merveilleuses opportunités de rencontre et de découvertes !"
Pour Michkate :
"L’escadron Bleu” est une super BD qui m’a permis de découvrir l’histoire inspirée (en quasi totalité) de faits réels de l’escouade médicale féminine de la croix rouge française, chargée de rapatrier les prisonniers de guerre et les rescapés des camps de concentration. Cette BD a coché toutes les cases de mes attentes, que ce soit au niveau du scénario ou au niveau des illustrations.
Malgré la multitude de personnages à suivre et des timelines différentes tout au long du récit, il ne m’a pas été difficile de m’attacher aux filles qui ont toutes des traits de caractère et une personnalité bien à elles, ce qui nous garantit de nous retrouver dans au moins l’une d’elles, même si nous ne vivons pas à la même époque. Les efforts alloués au contexte historique et aux détails iconographiques et linguistiques sont à souligner absolument, du fait de leur justesse, leur abondance et leur intégrité.
Les férus d’histoire ne seront donc pas déçus par une quelconque coquille et les plus novices comme moi pourront apprendre énormément de nouvelles choses, ce qui fait que “L’escadron Bleu” a une portée non sélective sur son public, si ce n’est au regard des sujets très lourds et sérieux qu’elle aborde. Enfin pour les plus sentimentaux, cette BD ne vous épargnera point de part la transparence dont elle fait preuve par rapport aux atrocités de la guerre et aux sentiments complexes qui traversent nos héros et héroïnes tout au long de leurs aventures. Pour moi cette BD est un vrai coup de coeur

Pour préparer l’édito d’actu dédié à la Journée internationale des droits des femmes, le book club du mois de février portait sur la thématique des “Emancipations féminines”
"Jeune et fauchée de Florence Dupré la Tour"
Baraka : “Cette BD autobiographique donne l'illusion d'un récit d’apprentissage, mais elle en propose une version altérée. Grandir, ici, signifie apprendre le prix de la dépendance et le poids de l’argent. L'émancipation ne s'acquiert pas par magie mais douloureusement en se battant contre l'argent, les autres et soi-même.
On suit la vie de Florence de l'enfance à l'âge adulte. Elle est confronté à la dépendance financière, les relations toxique et lorsqu'elle quitte le domicile familiale, la précarité s'ajoute au lot. Entre maternité, chômage, humiliations et dettes, elle fait de son mieux pour trouver sa place, ne plus dépendre de personne, devenir indépendante.
Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est la manière dont la BD lie argent et identité. Depuis l’enfance, l’argent est une obsession pour Florence, ce qui lui a donné une illusion de supériorité, mais à l’âge adulte il devient une source de honte et de violence. On voit aussi comment son corps exprime la souffrance quand personne ne l’écoute (douleur excessive des menstruations ignorées, accouchements difficiles, dérives psychiques). Le message est clair : on peut vouloir être indépendante, mais le système économique et les rapports de domination rendent cette liberté fragile. L’émancipation ici est imparfaite mais réelle lorsqu’elle décide enfin de quitter ce qui la détruit.
En résumé, c’est une lecture dure mais nécessaire. Ce n’est pas une émancipation héroïque, c’est une émancipation chaotique, marquée par la pauvreté et les traumatismes. Une BD intime et politique qui montre que devenir libre, quand on manque d’argent et de soutien, est un combat permanent.”

"Tes mots sur les murs d’Eve Renard"
Oihana : “J’ai beaucoup aimé cet ouvrage qui nous présente une lutte féministe dans un collège, une révolution d’abord silencieuse qui s’empare peu à peu des esprits pour devenir criante de vérités. L’action réalisée par le « Poète » (écrire des messages engagés le long des murs publics) est assez inspirante, l’ouvrage m’a donné envie de faire des agissements engagées plus visibles.
L’écriture est hyper fluide, et on ne s’ennuie pas un seul instant ! Les personnages sont vraiment attachants et l’histoire palpitante : on n’arrive pas à poser le livre une fois la lecture commencée !
Franchement, je le recommande pour un public collégien , puisqu’il permet d’avoir une première approche avec le féminisme : on en comprend les enjeux, la nécessité de réaliser des actions, et il nous permet en même temps de relativiser et de donner espoir. On n’est pas dans une lecture culpabilisante, bien au contraire, on est dans une lecture qui présente des faits comme ils sont et qui nous invite à les changer à notre échelle. Histoire de devenir un justicier/une justicière à notre échelle, puisque chaque geste compte.
10/10 ⇒ mon grand coup de cœur ! Une histoire agréable à lire qui donne envie d’agir. Il est idéal pour une première rencontre avec le féminisme au collège. (un point bonus pour avoir citer mon film préféré de Marvel!)”

"Nous le valons bien : manifeste pour une économie du soin et du bonheur d’Emma Holten"
Margaux : “Cet ouvrage part d’un fait consternant : une étude reproche aux femmes de « coûter » trop cher à la société tout en ne lui rapportant pas assez ; plus que cela, elle indique qu’il serait bénéfique à celle-ci d’être composée d’individus suivant le fonctionnement masculin. Emma Holten s’attelle à démontrer l’absurdité d’une telle affirmation. Dans nos sociétés où l’économie ne comprend que ce qui est étiqueté d’un prix, la maternité – produisant la future main d’œuvre – ou autres tâches relevant du soin – regroupées sous le nom de care – permettant l’entretien, le développement voire la survie de cette main d’œuvre sont vulgairement balayées. Finalement, le travail que l’on attribue sans scrupules aux femmes, qu’il s’agisse de la charge domestique qui n’est pas rémunérée ou des emplois précaires et méprisés dans ledit domaine du care, est totalement négligé.
Nous le valons bien est un essai passionnant au sein duquel l‘autrice défend une économie plus large, tenant compte des rapports humains et des richesses qu’ils produisent, sans lesquels l’économie ne pourrait pas exister. Le tout s’inscrit dans une approche à la fois sociologique, philosophique et historique, prenant appui sur les modèles des divers penseurs ayant contribué à la construction de l’économie qu’est la nôtre aujourd’hui.
Il s’agit d’une conception extrêmement intéressante et enrichissante, dont je n’avais jamais eu connaissance auparavant, questionnant celle que l’on prend pour une science exacte ainsi que ses prétendues certitudes, laissant entrevoir une autre voie possible.
Le propos est clairement énoncé et explicité en plus d’être étayé par moult études et références, toujours de manière concise et accessible.
Une vision rafraîchissante qui fait du bien en ouvrant un champ infini de questionnements que j’invite tout le monde à découvrir afin de mieux comprendre ce qui se joue lorsqu’il est question d’ « économie ».”

Génération Mitterrand - Tonya
« J’ai adoré cette représentation, qui explore avec l’impact politique et socioculturel de François Mitterrand. Le spectacle n’explore pas seulement un mandat présidentiel : il donne à voir une époque, des espoirs, des engagements et les désillusions qui ont pu suivre."
Ce que j’ai aimé, c’est les différents des points de vue présentés. Cela permet de comprendre comment une même période historique peut être vécue et interprétée différemment selon les personnes.
Le spectacle permet de comprendre le mandat de Mitterand mais aussi de pouvoir faire notre propre réflexion sur le sujet !La mise en scène rend le propos accessible et vivant, et invite à la réflexion.
J’ai tout simplement adoré. Je recommande vivement ce spectacle. »
Le dîner chez les Français de Valery Giscard d'Estaing - Olympe
«J’ai adoré cette pièce ! A la fois humoristique et subtile dans toutes ses références au mandat de Valery Giscard d'Estaing, cette pièce m’a permis de mieux comprendre la situation de cette époque. Le personnage du bébé, devenant petit garçon (et son acteur) était génial !»
La Vie et la mort de Jacques Chirac, roi des Français par Tonya
« La pièce commence par une mise en abyme très réussie : les acteurs s'adressent directement au public, ce qui donne beaucoup de rythme dès le départ. On suit ensuite toute la vie de Jacques Chirac de son enfance à l’après présidentielle.
J’ai adoré ce spectacle qui est une immersion intéressante pour comprendre l’histoire à travers la vie de Jacques Chirac.C’est une pièce captivante et très bien réalisée, je la recommande à tous ceux qui souhaitent découvrir l’histoire autrement, à travers le prisme du théâtre. »
Sarkhollande (comédie identitaire) - Arnaud
« Cette comédie retrace à la fois par le rire et par un jeu interactif le mandat de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. La dernière partie du spectacle m’a touchée, avec notamment une plaidoirie sur les plaies béantes qu'ont laissé ces gouvernements et les crises qui ont été traversées, en montrant et mêlant les émotions et le discours virulents de la comédienne.
La structure du spectacle montre les différents types d'humour politique et présente une recherche fine de l'histoire des présidents. Le mélange entre le pathos et l'ethos a été parfaitement exécuté. Je trouve également que ce spectacle met en exergue la complexité des crises sociales, politiques et économiques et nous tient en haleine tout le long en parlant de sujets qui importent aux français. Je pense sincèrement que ce spectacle s'adresse à tous qui veulent comprendre facilement la politique.»

What The France, la marque du CNM qui valorise la musique "made in France", propose chaque trimestre à un membre du Musique Club de devenir éditeur junior pour leur site internet : ce mois-ci, c'est Mathis qui a relevé le défi de rédiger un article sur la sortie de l'album de Dinaa, interviewer l'artiste et créer une playlist d'accompagnement d'une trentaine de titres français, tout en étant accompagnés par les équipes pour comprendre les enjeux derrière la curation de playlist et le journalisme musical.
C’est une expérience qui combine découverte des artistes émergents, promotion de la musique française et apprentissage des métiers de la musique.
Pour découvrir l'article de Mathis : https://whatthefrance.org/fr/dinaa-leclosion-dune-voix-engagee-de-la-nouvelle-scene-francaise/
Pour écouter la playlist : https://www.youtube.com/playlist?list=PLP2oIPiF_OID_yDoMt5gXI3tlodRAvauX

19 jeunes ont pu assister aux Victoires de la Musique à la Seine Musicale le vendredi 13 février
Adèle "Le fait que j’ai pu enfin y aller après tant d’années où j’espérais derrière ma TV pouvoir un jour voir mes artistes préférés performés sur cette scène a été un rêve réalisé pour moi."
Stella "Je remercie le pass culture de nous permettre d’entrer dans les coulisses du secteur musical. En plus du bon moment passé, cette expérience m’a permise de me projeter dans ma future vie professionnelle."

Les membres du Ciné Club ont eu la chance de participer au jury de présélection des films du Nikon Film Festival sur le thème de "La beauté"
Laure
"J’ai adoré découvrir autant de courts métrages. On voyage d’une ambiance à une autre, et chaque film laisse une impression différente."
Romane
"Comme chaque année depuis que j’y participe en tant que réalisatrice, le Nikon Film Festival est un événement passionnant, enrichissant et motivant, qui nous pousse à nous améliorer chaque année sur des thèmes variés. De plus, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les films des autres concurrents et à voir comment chacun propose sa propre interprétation en 2 min 20."

Les Voyages de Tereza
Loreleï : Envie de découvrir le cinéma d’Amérique latine ? Les Voyages de Tereza c'est mon coup de coeur du moment. Un film brésilien où l’on suit l’aventure d’une femme de 77 ans qui souhaite garder son autonomie et son intégrité dans une société où les personnes agées sont infantilisées, placées dans des camps et perdent progressivement leurs droits. On suit cette femme forte et déterminée à garder le contrôle de sa vie. Ce film m’a amenée à réfléchir sur les relations intergénérationnelles et l’impact qu’elles peuvent avoir dans ma vie.
Merci au festival Cinélatino pour cette découverte !À ne pas louper !
Love on Trial
Sarah : "Ce film m’a conquise par la lucidité avec laquelle il nous plonge dans l’univers des idoles japonaises, sans jamais céder à une vision idéalisée ou romantisée. Au contraire, il dévoile la pression qui s’exercent sur ces jeunes femmes, souvent recrutées très tôt, à un âge où les implications réelles d’un contrat ne peuvent être pleinement mesurées.
Le film interroge alors le droit d’aimer, dont elles sont systématiquement privées en raison de leur statut. À travers les deux trajectoires présentées, j’ai été particulièrement touchée par la pugnacité de Mai dans sa lutte judiciaire pour faire reconnaître ses droits humains. Ce qui m’a le plus marquée demeure toutefois la dénonciation d’un système fanatique, qui expose ces jeunes filles à des dangers bien réels, parfois jusqu’à menacer leur vie."



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